Une nouvelle formation est proposée, elle vise particulièrement
les entreprises ou collectivités qui se sont dotées d'un
défibrillateur cardiaque, mais elle vise également
toute personne désireuse de s'initier au fonctionnement du défibrillateur
et à l'identification d'un arrêt cardiaque..
Que dit la réglementation ?
Depuis un décret du 04 mai 2007, toute personne est autorisée
à utiliser les défibrillateurs cardiaques
externes automatiques. De nombreuses entreprises et gestionnaires d’espaces
publics ont alors souhaité s’équiper de ces appareils.
La presse en parle, vous trouverez ici quelques articles
sur les défibrillateurs cardiaques
Ces quelques explications ont pour but d’apporter des éclaircissements
sur ces matériels nouveaux afin de pouvoir répondre le
cas échéant aux interrogations que les employeurs peuvent
légitimement se poser devant l’offre commerciale qui s’amplifie.
Quels sont les principes de la fibrillation ?
La circulation du sang dans le corps humain est assurée par le
cœur afin d’apporter aux cellules l’oxygène
nécessaire à leur fonctionnement. Le cœur est composé
de quatre cavités qui sont alternativement remplies ou contractées,
à la manière d’une pompe. Ces mouvements du cœur
sont commandés par de faibles signaux électriques réguliers.
A la suite de certaines conditions d’efforts, de maladies, de
différents facteurs biologiques ou d’accidents, les signaux
électriques pilotant le cœur peuvent se dérégler
et commander des mouvements désordonnés et très
rapides : c’est la fibrillation. Dans ces circonstances, le cœur
n’assure plus sa fonction de pompage et les cellules de l’organisme
sont détériorées par l’absence d’oxygène.
Des dommages irréversibles et la mort peuvent alors survenir
très rapidement.
Lorsqu’un cœur est en fibrillation, on peut lui imposer de
reprendre un rythme normal en lui envoyant un choc électrique
de plusieurs milliers de volts. Ceci provoque une réinitialisation
des influx électriques reçus par le cœur afin de
lui permettre de retrouver un rythme qui lui permettra d’assurer
à nouveau la fonction de pompage. Ce choc est délivré
par un appareil spécial, le défibrillateur cardiaque,
par l’intermédiaire de deux électrodes placées
sur le corps de la victime en des endroits précis favorisant
la traversée du cœur par le courant électrique.
Comment fonctionne un défibrillateur ?
Le défibrillateur comporte une batterie ou une pile spéciale
lui assurant son autonomie électrique. Ses électrodes
que l’on place sur la victime permettent dans un premier temps
à l’appareil d’effectuer une analyse de la situation
cardiaque. En fonction du résultat de ce test, le défibrillateur
détermine la marche à suivre et l’indique au secouriste
par un message vocal, des témoins lumineux et/ou un écran
d’affichage. Par exemple, l’appareil peut indiquer de délivrer
un choc (dont il calcule automatiquement les caractéristiques
électriques) ou de commencer une réanimation cardio-pulmonaire.
L’analyse de l’activité cardiaque se poursuit à
intervalles réguliers par l’intermédiaire des électrodes
afin d’adapter les gestes à effectuer.
Si la défibrillation est effectuée rapidement (dans les
toutes premières minutes après le début de la fibrillation),
on augmente significativement les chances de survie. Différentes
études statistiques existent sur le sujet, en particulier aux
Etats-Unis où l’usage des défibrillateurs est répandu.
Pour apporter un ordre d’idée, on estime en général
qu’une fibrillation non traitée dans les 7 minutes a une
issue mortelle à 98% alors que si une défibrillation est
pratiquée dès la 3ème minute, associée à
une réanimation cardio-pulmonaire, le taux de survie passe à
20%. Cela est certes peu mais déjà dix fois plus qu’en
ne pratiquant aucun geste ! Avec une prise en charge précoce,
on peut même atteindre 38 % de survie sans aucune séquelle.
Y a-t-il un risque dans l’utilisation de l’appareil
?
Il n’existe pas de risque pour la victime car elle serait de toute
façon condamnée si on n’effectuait aucun geste d’urgence.
Le défibrillateur détermine automatiquement la nécessité
du choc électrique et son intensité. Ainsi, il ne délivrera
pas de choc s’il perçoit que le cœur a un fonctionnement
ne nécessitant pas ce traitement.
L’humidité excessive (pluie, victime mouillée) ou
un environnement métallique (victime sur un échafaudage,
etc) peuvent conduire à des difficultés d’ordre
électrique : d’une part, le test automatique peut être
faussé et, d’autre part, le choc peut être ressenti
par les personnes se trouvant à proximité de la victime.
C’est pourquoi le défibrillateur ne doit pas être
utilisé tant que ces circonstances défavorables ne sont
pas éliminées.
Les données médicales enregistrées par l’appareil
(résultats du test, nature des chocs délivrés,
etc) peuvent, sur certains modèles, être mises immédiatement
à disposition des services de secours pour faciliter la prise
en charge de la victime.
Comment utiliser l’appareil ?
L'utilisation
d'un défibrillateur cardiaque par des personnes
non médecins en cas d'arrêt cardiaque repose sur des gestes
simples pour lesquels
une initiation courte et pratique est de nature à augmenter
le taux de survie des victimes.
Cette initiation
doit permettre au plus grand nombre :
- d'identifier les signes permettant de reconnaître
un arrêt cardiaque;
- de réaliser, auprès d'une victime d'un arrêt
cardiaque, les gestes permettant d'augmenter les chances de survie.
La durée de cette initiation est d'une heure et est réalisée
en groupe de dix à douze personnes. Elle ne donne lieu à
aucune délivrance de diplôme ou d'attestation.
Des formations seront mises en place dés que
nous avons 10 personnes intéressées, pour
toute information vous pouvez contacter
le centre de formation
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